﻿Les robots débarquent à Mantes
Premier festival “Robots mobiles” du 25 au 28 mai


Guillaume Voisenet
Le Courrier de Mantes
Publié:  25 mai 2005

Du 25 au 28 mai, la mécatronique est à l’honneur à l’Institut Universitaire Technologique (IUT) de Mantes pour le premier festival international «Robots Mobiles», organisé en partenariat avec la CAMY. La manifestation se déroule en deux temps. D’abord, trois jours de compétition mettent aux prises six équipes russes, une coréenne et deux françaises, à huis clos. Samedi, le grand public pourra découvrir ces machines à haute technologie au cours de démonstrations et d’animations interactives.

Le festival Devyanin «Robots Mobiles» est né, il y a dix ans, de la volonté des chercheurs russes et français de créer une compétition d’envergure internationale. Jusqu’ici organisée à Moscou, la compétition pose ses valises à Mantes pour la première fois, un an après que l’IUT a signé un partenariat avec l’Institut Mécanique de l’Université d’Etat Lomonossov de Moscou.

Navigation autonome

Pendant quatre jours, neuf équipes composées de deux conseillers scientifiques, d’enseignants, de chercheurs et de quatre étudiants vont se disputer la suprématie mondiale en matière de mécatronique. Cette discipline mêlant la mécanique, l’électronique et l’informatique s’illustre bien dans la robotique. Les machines de haute technologie doivent respecter certains critères de poids et de taille. Les robots ne doivent pas excéder les 50 kg, ne pas dépasser 70 cm de largeur et 90 cm de hauteur. Les juges procéderont à la vérification des robots avant le début de chaque épreuve de navigation. Le concours se compose de six épreuves obligatoires («balises et portes», «huit», «serpent», «tas», «tracé», «tracé avec obstacles») et de trois supplémentaires («tracé avec obstacles mobiles», mémorisation d’une configuration et «éteindre les balises à l’aide d’un plan»).

La piste, sur laquelle se déroulent toutes les épreuves, se présente sous la forme d’un damier avec des carrés noirs et blancs de 1,5 mètre de côté. Entre dix et quinze balises, équipées d’émetteurs infrarouges, seront suspendues au-dessus de la piste. Pour éteindre les balises actives, le robot doit être pourvu d’un disque réfléchissant horizontal d’un diamètre de 30cm, positionné à une hauteur de 930 cm au-dessus de la piste. La balise s’éteint au moment où le bord du disque arrive en-dessous. Autant dire qu’il faudra être super précis.

Les Russes favoris

Si les cinq étudiants de l’Institut des sciences et technologies des Yvelines (ISTY) n’auront pas à remonter les robots à la descente d’avion, ils auront fort à faire face à l’armada russe qui débarque à Mantes avec six équipes particulièrement expérimentées. Les étudiants moscovites auront le soutien de Georgy Grechko, cosmonaute ayant effectué trois séjours dans l’espace. La formation coréenne avec son savoir technologique et sa discipline pourrait bien créer une petite surprise.

Babacar (26 ans), Nadir, Nicolas, Olivier et Fabien (23 ans) sont en troisième ou quatrième année d’école d’ingénieurs et forment l’équipe de l’ISTY. Une seule équipe avec deux robots aux stratégies bien différentes. Il y a tout d’abord «Marianne» qui a été conçu l’année dernière. Il possède deux moteurs placés sur les deux roues et la direction est gérée par un différentiel de vitesse. Pour «Mantes Challenger», que les cinq copains s’échinent à terminer dans les temps, les étudiants ont choisi de mettre un seul moteur à propulsion sur la roue motrice. Les deux robots fonctionnent grâce à un PC portable posé sur les charettes métalliques. A moins d’une semaine du début de la compétition, les quatre futurs ingénieurs étaient confiants quant au bon déroulement des épreuves.

UNE JOURNEE D'EXHIBITION